José Luis Cuerda

 

José Luis CUERDA, Albacete, 1947
Réalisateur et scénariste espagnol

Les débuts

Aucun parcours n’est linéaire, aucune vie ne se résume à un choix, à moins d’entrer dans les ordres et de ne plus en sortir. C’est ce qui aurait pu arriver à José Luis Cuerda, lui qui voulut d’abord être prêtre. Dans un éclair de lucidité, il y renonce et fait des études de droit avant de se faire embaucher comme technicien en 1969 à Television española. Durant les années soixante-dix, il travaille essentiellement pour la télévision, réalisant une multitude de documentaires, écrivant de nombreux scénarios.

 


« J’ai toujours été admirateur et redevable du cinéma de Berlanga, Azcona, Fernando Fernán Gómez »

   


          El verdugo (1969)                La grande bouffe (1973) de Ferreri,         Mi hija Hildegart (1977)
de Luis Garcia Berlanga          scénario et adaptation Rafael Azcona           de Fernando Fernán Gómez

Les premiers succès au cinéma

En 1982, il réalise son premier long-métrage pour le cinéma Pares y nones. El bosque animado (La fôret animée) en 1987, qui remporte cinq Goya, puis le film devenu culte Amanece, que no es poco (L’aube, c’est

 

pas trop tôt) en 1989, consacrent le talent et l’humour surréaliste de José Luis Cuerda. Ces films sont alors servis par de grands acteurs tels Fernando Rey ou Alfredo Landa, le représentant majeur du landismo.
« La vida es así, triste, aunque hay momentos cojonudos que debemos acumular » José Luis Cuerda

El bosque animado (1987),       Amanece, que no es poco (1989),    Asi en el cielo,  como en la tierra (1995)
remporte cinq Goya              aujourd’hui considéré comme un film culte

Le changement de cap

La viuda del capitán estrada (La veuve du capitaine Estrada) en 1991 marque un tournant dans sa carrière. Il commence en effet à développer des sujets plus profonds, à dimension historique et sociale. À l’instar de la société espagnole en butte avec son passé, José Luis Cuerda se penche inévitablement sur la guerre civile et réalise en 1999 La lengua de las mariposas (La langue des papillons), une adaptation du livre de Manuel Rivas Que me quieres amor.
« Una historia es buena cuando se sale de ella mejor equipado para la vida » José Luis Cuerda


 

  La lengua de las mariposas (1999),       … adaptation du livre de Manuel Rivas, Qué me quieres, amor ?
avec le coup d’État pour toile de fond

José Luis Cuerda, le producteur

José Luis Cuerda connait aussi de très beaux succès en tant que producteur. Il découvre et aide notamment un jeune talent en la personne d’Alejandro Amenábar. Ce dernier réalise son premier coup d’éclat à 23 ans avec Tésis (Tesis,1996). Viendront ensuite Abre los ojos (Ouvre les yeux, 1997) et The others (Les autres, 2001)…
« Habrá gente que piense que lo mejor que he hecho en mi vida ha sido producirle tres películas a Alejandro Amenábar, que ya he cumplido con el deber de mi existencia porque sólo su producción es mejor que el resto de mis películas, así que lo que opinen los demás a mí me importa poco. Cada uno que opine lo que quiera »


Tésis (1996),                            Abre los ojos (1997),                   et The others (2001) d’A. Amenábar

Le magicien du cinéma espagnol

La educación de las hadas (L’éducation d’une fée) que réalise José Luis Cuerda en 2006, est une adaptation du livre éponyme de Didier Van Cauwelaert. Ce film réunit à l’écran Iréne Jacob (une des égéries de Kieslowski dans Trois couleurs : rouge et La double vie de Véronique) et Ricardo Darín (Les neuf reines, Le fils de la mariée, XXY…).
« La vida es tan perra que es normal que la gente eche mano de la fantasía. Yo suelo respaldarme en el humor,
porque tengo presente una gran frase de Truffaut “
Un optimista es un pesimista bien informado ”.
Pero aunque soy de naturaleza pesimista, aún encuentro cosas que me atan a la vida, y espero que durante muchos años. » Joé Luis Cuerda

 
Scènes de L’éducacion d’une fée (2006)  avec Irène Jacob et Ricardo Darin.

Livre éponyme de Didier Cauwelaert

L’histoire continue

En 2008, José Luis Cuerda puise à nouveau son inspiration dans un livre à succès Los girasoles ciegos de Alberto Méndez. Le livre a de nouveau pour thème la guerre d’Espagne.

Réalisateur, producteur, scènariste, José Luis Cuerda est aujourd’hui un grand d’Espagne dans l’art cinématographique. Il risque de nous étonner encore.
« Soy gordo y me caben muchas historias dentro y además soy muy cabezón » José Luis Cuerda

 

Olivier Moran

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