Gustavo Taretto

INTERVIEW – 28/02/2008

Gustavo TARETTO, réalisateur, scénariste (né à Buenos Aires en 1965)

Gustavo Taretto est argentin. Réalisateur, producteur, scénariste, il a présenté en 2008 au Festival du court-métrage de Clermont-Ferrand sa dernière oeuvre « Hoy no estoy » (Je ne suis là pour personne). Gustavo Taretto se révéla à Clermont-Ferrand en 2006 en gagnant le grand prix international avec « Medianeras » (Murs mitoyens).

En 2006, tu as gagné le grand prix international du festival de Clermont-Ferrand avec « Medianeras« . Cela t’a changé la vie ? Au nivel professionnel, quelles furent les conséquences ?
La sensation de gagner le grand prix fut assez étrange parce que j’étais absolument seul. Très content en fait, mais personne avec qui le partager. D’autre part, je fus très surpris. Je ne m’attendais pas à gagner le grand prix. J’étais déjà content de tout ce que ce court-métrage m’avait apporté. À partir de cet instant, j’ai pris conscience de l’importance qu’a un tel festival au niveau mondial. Dans mon curriculum, c’est un point très impactant. Cela m’a ouvert beaucoup de portes et apporté un tas de contacts.

Cette année, tu as présenté un court-métrage très court « Hoy no estoy« . Est-ce que ce fut un projet aussi ambitieux qu’avait pu l’être « Medianeras » (2005) ou encore « Insoladas » (2002) ?
Il n’y a pas de projets mineurs. J’ai filmé avec le même enthousiasme chacun de mes courts. Pour moi, le court-métrage n’est pas un genre mineur. Pour moi, dans ce cas, c’est simplement un film de 8 mn. Je l’ai abordé avec la même rigueur que si c’était un long-métrage. Ce court-métrage a la particularité d’être à la fois le plus court et le plus cher de tous mes travaux.

De nouveau, sur une toile de fond très graphique, l’homme moderne se cherche une place. L’amour peut-il être toujours d’un bon secours ?
L’amour ne résoud pas tout, c’est vrai, mais il soulage grandement. C’est une possibité face à la pression de tous les jours. Dans ce court, l’architecture de la ville a de nouveau un rôle. L’espace se révèle être une présence fondamentale à chacun de mes travaux. Il conditionne la vie de mes personnages.

On dirait que le cinéma argentin se maintient à un bon niveau. C’est ton opinion ?
Le cinéma argentin est très bien perçu, surtout en France. Là, seuls sortent les films les plus intéressants. La production en général est peu conséquente et assez inégale. Le cinéma argentin se cherche une place. Il se renforce sous les coups et tente de séduire le public argentin qui, dans sa grande majorité, le boude.

 

                             Hoy no estoy – 2007                     Medianeras – 2006                       Las insoladas – 2002

 ENTREVISTA – 28/02/2008

Gustavo TARETTO, director, guionista (nacido en Buenos Aires – 1965)

Gustavo Taretto es argentino. Director, productor, guionista, ha presentado en 2008 en el festival de cortometrajes de Clermont-Ferrand su última obra « Hoy no estoy ». Gustavo Taretto se reveló en Clermont-Ferrand ganando el gran premio internacional en 2006 con « Medianeras ».

En 2006, ganaste el gran premio internacional del festival de Clermont-Ferrand con « Medianeras« . Se te ha cambiado la vida ? A nivel profesional, ¿cuales fueron las consecuencias ?
La sensación de ganar en Clermont fue muy rara porque estaba absolutamente solo. Muy contento y sin nadie cerca para compartirlo. Por otro lado fue sorpresiva. No esperaba ganar el Grand Prix, yo ya estaba feliz con todo lo que el corto habia generado. A partir de Clermont tome conciencia de la importancia que tiene el festival a nivel mundial. En mi curriculum es el renglón más impactante. Me ha abierto muchísimas puertas y generado un montón de contactos.

Este año, presentaste un corto muy corto « Hoy no estoy ». Fue un proyecto ambicioso al igual que « Medianeras » (2005) o « Insoladas » (2002)?
No hay proyectos menores o mayores. Filmé con el mismo entusiasmo cada uno de mis cortos. Para mí el cortometraje no es un genero menor. Para mí, en este caso, es una película de 8 minutos. La abordo con el mismo rigor que si fuera un largometraje. Particularmente este fue el corto más corto y tambien el más caro de mis trabajos.

Otra vez, resulta ser una obra con tela de fondo muy gráfica, en la que el hombre moderno se está buscando un sitio donde parar. El amor ¿lo resuelve siempre todo ?
El amor no resuelve nada pero alivia todo. Es una salida frente a tanta presión. En este corto la arquitectura de la ciudad vuelve a tener protagonismo. El espacio tiene una presencia fundamental en cada uno de mis trabajos. Condiciona la vida de mis protagonistas.

Parece que el cine argentino se mantiene a un buen nivél ¿Es tu opinión ?
El cine argentino es muy bien recibido, sobre todo en Francia. Alli sólo llegan las películas más interesantes. La producción en general es muy floja y despareja. El cine argentino está buscando su lugar, madurando a los golpes y tratando de conquistar al público argentino que en su mayoria lo ignora.