El baño del papa

Le dossier de presse

Les toilettes du pape
(
El baño del papa)

Un film de Enrique Fernández et Cesar Charlone
2007 – Uruguay / Brésil / France – 35mm – couleur – 1h35 Dolby SRD
SORTIE LE 19 MARS 2008
Distribution : Pierre Grise Distribution

Meilleur scénario, meilleur acteur, meilleure actrice, prix du public GRAMADO ; Prix Horizontes SAN SEBASTIAN ; meilleur scénario HUELVA ; meilleur film, meilleur acteur CARTHAGENE ;  meilleur film QUITO ; meilleur acteur SAN LUIS ; meilleur film hispano-américain, meilleur acteur BRESIL ; Prix Glauber Rocha de la Critique LA HAVANE ;
Prix CICAE cinéma en construction Toulouse

 

SYNOPSIS

Nous sommes en 1988, et Melo, petite ville uruguayenne à la frontière brésilienne qui survit essentiellement de la contrebande, attend fébrilement la visite du pape Jean-Paul II. Les médias annoncent des centaines de visiteurs, des milliers de pèlerins en quête de nourriture, boissons, drapeaux, souvenirs, médailles commémoratives…
Beto, notre héros, pense avoir trouvé la meilleure source de revenus, des toilettes publiques où les pèlerins pourront venir se soulager. Mais avant de pouvoir construire ses toilettes, et malgré l’hostilité de sa famille, Beto va devoir multiplier les allers-retours de plus en plus risqués à la frontière, sur son vieux vélo, pour passer des produits de contrebande…

NOTES DES REALISATEURS

 

César Charlone                                        Enrique Fernández

GÉNÈSE

Enrique Fernández : A l’époque, je devais avoir à peu près 10 ans. Beto était le genre de voisin à débarquer tous les matins, juste pour dire bonjour. Sa chemise dégoulinait sur son pantalon et ses maigres jambes faisaient penser à des cure-dents quand il enfourchait son vélo complètement déglingué. Beto vivait avec sa belle-mère, doña Leocadia, une vieille dévote qui s’était prise d’amitié pour ma mère. Pour lui prouver son affection, elle lui avait même offert, un jour, le vieux dentier dont elle n’avait plus l’usage. Deux jours plus tard, ma mère se confondait en excuses et lui rendait ses dents. Elle m’avoua plus tard qu’elle les avait essayées, mais qu’elles ne lui allaient pas. Pendant 36 ans, mon père – mort en 1964 – a écrit des paroles de chansons pour un orchestre de carnaval. C’est ainsi que je suis devenu familier avec cette faune de personnages. Ils ont habité mon enfance comme ils habitent aujourd’hui le film. Je connais leurs joies et leurs peines. En fait, je continue d’entretenir des relations avec eux quand je retourne dans mon village. Je les connais bien et je les aime.

César Charlone : En tant qu’Uruguayen vivant au Brésil, la plupart des sujets qui me viennent à l’esprit sont liés à mon pays. Le premier documentaire que j’ai réalisé et produit en 1978 était un tout petit budget tourné en Uruguay, Brésil, Argentine et Chili. Après 10 ans à tourner des pubs, des clips et des séries, je dois avouer que l’idée de réaliser un longmétrage me trottait dans la tête. J’avais quelques projets qui étaient tous liés à mon pays natal, mais ce n’était pas facile de trouver de l’argent pour les financer au Brésil. Quand Elena Roux, la productrice, et Enrique m’ont contacté, je me suis dit que c’était l’occasion.
Quand j’ai reçu le scénario, j’y ai vu non seulement une belle histoire avec des personnages attachants, mais la possibilité de réaliser mon vieux rêve, travailler dans mon pays avec une histoire uruguayenne. Pour moi, Melo a une saveur spéciale : c’est une ville uruguayenne vivant sous influence brésilienne. Presque tous les habitants de Melo parlent portugais, regardent la télé brésilienne et achètent des produits brésiliens. Je me suis tout de suite senti à la maison.

 

UN TRAVAIL A QUATRE MAINS

César : Nous avons beaucoup travaillé avant le tournage, fait ensemble les dernières révisions du scénario, les repérages… J’adorais l’histoire d’Enrique et je voulais la rendre la plus cinématographique possible. J’ai fait un découpage très détaillé que nous avons revu ensemble et que nous avons transmis à l’équipe. Ainsi, lors du tournage, tout le monde savait que faire et pourquoi. Le tournage a été simple et agréable. De plus, Fernando Meirelles, le réalisateur de “La Cité de Dieu”, avec qui je travaillais, a été enthousiasmé par le projet et est entré en coproduction avec notre société O2 Filmes au Brésil.

Enrique : Nous avons fait un plan de tournage très précis et avons beaucoup répété avant de tourner. Nous avons eu de longues discussions à propos des personnages, des situations, des enjeux du film, et de la manière de les rendre à l’écran. Le tournage a été facile et agréable. Sur le plateau, nous sommes restés très proches pour la direction des acteurs. Cesar prenait soin de tout ce qui était lié à l’aspect visuel, pendant que je m’assurais que nous restions fidèles à notre scénario.


On retrouve la photographie soignée de César Charlone                 Virginia Mendez et Cesar Troncoso, deux grandes figures du cinéma urugayen

UN CASTING ORIGINAL

César : Cesar Troncoso et Virginia Mendez, qui sont des acteurs uruguayens reconnus, avaient déjà été pressentis par Enrique. Mais avoir un tel casting et les “mélanger” avec des non-professionnels ne paraissait, a priori, pas aisé. De plus, ils viennent principalement du théâtre. J’avais travaillé deux fois avec Chris Duurvoort, le répétiteur. Il est capable d’homogénéiser n’importe quel casting. Il s’est rendu plusieurs fois à Melo avant le tournage et a travaillé avec eux sur la construction de leur personnage et sur des détails tels que “comment avoir l’air d’un cycliste aguerri”. En voyant Beto et Valvulina ou Carmen et Silvia jouer ensemble, on a du mal à distinguer le professionnel.

Enrique : Notre casting est composé d’acteurs professionnels et non professionnels. Les professionnels sont Cesar Troncoso (Beto), Virginia Mendez (Carmen, la mère) et Nelson Lence (Meleyo, le douanier volant). Puis viennent Hugo Blandamuro (le barman) et Carlos Lissardy (Ches le fou). Tous les autres sont des habitants de Melo. Ils ont tous répété pendant quelques semaines afin de leur donner l’assurance, la souplesse et la concentration nécessaires à affronter la caméra. Nous avions des acteurs avec une grande expérience, des non-professionnels qui se sont révélés de vrais acteurs, et des gens qui ont fait les
acteurs mais qui n’avaient jamais vu de caméra… C’était merveilleux de voir les scènes où tous ces acteurs jouaient ensemble et qu’il était impossible de distinguer le nonprofessionnel de l’acteur expérimenté.

  
Nelson LENCE, très convainquant dans le rôle du ripou             Virginia Mendez et Virginia Ruiz, mère et fille dans l’attente du papa-cycliste

ÉPILOGUE

César : Ce que j’aime dans “Les Toilettes du pape” ce sont les différentes dimensions de l’histoire. Il y a la dimension sociale, très sud-américaine. Le fait que nos “héros” soient des contrebandiers et que nos “mauvais garçons” soient l’autorité, le pouvoir. Les codes moraux et sociaux sont assez différents de ce que l’on voit habituellement. C’est une histoire qui parle de la nécessité d’avoir un rêve, d’espérer mieux. Mais nous avons également notre “histoire d’amour”, la vraie histoire d’amour, mais c’est une histoire silencieuse, quasiment cachée. Celle d’un père qui veut être aimé, accepté et même admiré par sa fille.

Enrique : L’histoire se termine par un rêve qui se brise, mais pas par la mort de l’espoir. Et c’est ainsi car la lutte quotidienne de Beto, comme probablement celle de tous les pauvres dans le monde, est une tâche qui s’entreprend jour après jour avec conviction et courage. Comme partout ailleurs sur terre, un jour, la culture et les traditions des habitants de Melo n’existeront plus. Ils changeront ou disparaîtront. Nous avons voulu dresser leurs portraits avant ce jour.

 

BIOFILMOGRAPHIE DES REALISATEURS

CESAR CHARLONE : Réalisateur – directeur de la photographie
Né en Uruguay. Après être sorti de l’école de cinéma de Sao Paulo, il a principalement travaillé au Brésil. Il a commencé en 1975 comme chef opérateur sur des films documentaires ou des longs-métrages. En 1997, il s’installe définitivement au Brésil et y mène une carrière de réalisateur. Il réalise alors plusieurs épisodes de la série télé « Cidade dos Homens » (La Cité des hommes) dont il signe aussi les scénarii. Depuis, il alterne réalisation et photographie.
En 2001, il assure la photographie de « La Cité de Dieu », réalisé par Fernando MEIRELLES, pour laquelle il reçoit, entre autres, la plus haute récompense du Festival de Lodz et qui lui vaut d’être nominé aux Oscars. En 2003 il travaille avec Spike Lee et de nouveau avec Fernando Meirelles sur « The Constant Gardener ».

ENRIQUE FERNANDEZ : Réalisateur – scénariste
Originaire de Melo en Uruguay, scénariste, assistant réalisateur ou cameraman, c’est à différents titres qu’il a participé à plusieurs courts-métrages et documentaires en Uruguay et en Allemagne, où il a vécu quelques années.
En 1997 un de ses scénarii originaux est porté à l’écran par Diego Arsuaga, « Otario ». Il sera en sélection officielle au Festival de San Sebastian. Aujourd’hui, il enseigne le scénario à l’école de cinéma d’Uruguay.

 

LES ACTEURS

CESAR TRONCOSO
Cesar a commencé des études d’acteur à l’âge de 25 ans, à la fin des années 80. Pendant ses études, il a formé un duo comique avec Roberto Suarez. Ils intervenaient dans les boîtes de nuit, les fêtes et les concerts. Depuis sa sortie de l’école, il a joué sans relâche au théâtre et a enchaîné plus de 30 pièces. La plupart de ces pièces étaient jouées dans des endroits incongrus (gares, étables, appartements, parcs …). Il a tourné dans nombre de festivals sud-américains. En 2004, il a remporté le prix Florencio du meilleur acteur. Au cinéma, après avoir joué dans quantité de courts-métrages, il a eu un premier grand rôle en 2003 dans le film de Guillermo Casanova, “Le voyage vers la mer”. Pour ce rôle, il a remporté le prix de la révélation et du meilleur acteur de la critique uruguayenne. On l’a vu plus récemment dans “XXY”, le film argentin de Lucia Puenzo.

VIRGINIA MENDEZ
Diplômée de l’Ecole d’art dramatique Margarita Xirgu (Montevideo), Virginia travaille comme actrice professionnelle depuis les années 80. Elle est l’un des membres fondateurs de la compagnie Italia Fausta, l’une des plus prestigieuses d’Uruguay. Elle a joué avec Petru Valenski et Luis Charamelo dans “Qui a peur d’Italia Fausta” une pièce qui a tourné pendant 15 ans. Elle a également fait des décors, des costumes et des scénographies pour plus de 250 pièces en Uruguay. En 1988, elle a reçu le prix Florencio de la meilleure actrice. Son rôle dans “Les Toilettes du pape” marque ses débuts cinématographiques.

 

FICHE TECHNIQUE ET ARTISTIQUE

FICHE TECHNIQUE
Réalisé par Enrique FERNANDEZ
César CHARLONE
Scénario original Enrique FERNANDEZ
Version finale Enrique FERNANDEZ
César CHARLONE
Image César CHARLONE
Son Daniel MARQUEZ
Montage Gustavo GIANNI
Mixage Martin MONTRASI
Décors Ines OLMEDO
Musique Lucianno SUPERVIELLE
Produit par LAROUX CINE Elena ROUX (Uruguay)
O2 FILMES Andrea BARATA RIBEIRO,
Bel BERLINK, Fernando MEIRELLES (Brésil)
CHAYA FILMS Serge CATOIRE (France)
Avec le soutien de IBERMEDIA
FONA ( Instituo National del Audiovisual Uruguay )
Montevideo Audio Visual
FONDS SUD
ANCINE et le Ministère Brésilien de la Culture
Prix Cinéma en Construction – Toulouse 2006
Produire au Sud. Festival des 3 Continents 2002

FICHE ARTISTIQUE
BETO Cesar TRONCOSO
CARMEN Virginia MENDEZ
VALVULINA Mario SILVA
SILVIA Virginia RUIZ
NACENTE José ARCE
TICA Henry DE LEÓN
TERASA Rosario DOS SANTOS
MELEYO Nelson LENCE
2007 – Uruguay / Brésil / France – 35mm – couleur – 1h35 – Dolby SRD
Production française : Chaya Films 54 bd de Chanzy 93100 MONTREUIL Tél.: 01 43 62 71 99
Distribution France : Pierre Grise Distribution 21 avenue du Maine 75015 PARIS
www.pierregrise.com