Court métrage 08

Festival du court-métrage 2008 de Clermont-Ferrand : Des pingouins aux anges

Chaque année, le festival du court-métrage de Clermont-Ferrand revient avec son lot de surprises, de perles rares et de rares navets. Pour ce qui nous concerne ici, c’est-à-dire le cinéma hispanique, nous avons pu voir au début de février de nombreux courts-métrages. Nous n’allons pas les analiser en détails vu qu’il y en a des dizaines. D’abord, il y a ceux de la compétition internationale, et d’autres qui passent dans des séries spéciales.

Dans la compétition internationale, le plus remarqué,  » La rebellion des pingouins  » de Simon Bergman (Chili), remporta deux prix (Prix de la presse et prix des médiathèques). Ce court-métrage suit la vie d’un jeune durant le mouvement étudiant qui eut lieu, il y a deux ans, à Santiago du Chili. La maestria de ce film opére car le réalisateur a su décrire l’actualité dans un traitement casi-documentaire en la reliant avec justesse au parcours émotionnel d’un jeune chilien.
D’autres bons films sont repartis les mains vides, mais ont reçu un vibrant accueil du public… On peut citer  » L’homme heureux  » de Lucina Gil (Espagne),  » Les vagues de l’été  » de César Talamantes (Mexique) ou encore  » Le châtiment  » de Isábel Ayguavives (Espagne).
D’autre part, trois sessions espagnoles furent projetées durant la semaine du festival. Nous avons pu voir  » Salvador  » de Aldelatif Abdeselam Hamed, primé cette année aux Goyas (équivalents des Césars en France) comme Meilleur court-métrage de fiction. De plus,  » Traumatologie  » de Daniel Sánchez Arévalo et  » Bon pour une danse  » de Gaby Beneroso ont constitué quelques unes des bonnes surprises de ces sessions.
Nous avons aussi eu la chance d’assister cette année à une session dédiée au cinéma argentin. Ce fut l’occasion de découvrir la nouvelle oeuvre de Gustavo Taretto, qui remporta le Grand prix du festival en 2006 pour l’inoubliable (ou presque)  » Murs mitoyens « .

Il y a trente ans naissait sous une bonne étoile le festival du court-métrage de Clermont-Ferrand. Ici, nous avons pu voir des courts en langue hispanique, et d’un peu partout. De nombreux talents s’y sont révélés, se révèlent et se révèleront. Tout le monde le sait, même les pingouins.

La rebeliòn de los pingüinos de Simón Bergman

  Festival de cortometrajes de Clermont : Pingüinos en la gloria

Cada año, vuelve el festival de cortos de Clermont-Ferrand con su cuenta de sorpresas, de joyas y de tostones. Por lo que nos toca hablar, es decir el cine hispánico , pudimos ver, a principio de febrero, unos cuantos cortos. No vamos a analizar en detalles cada corto hispánico por la mera razón que son docenas. Primero, hay los cortos elegidos en la competición internacional, y luego hay otros que se pueden ver en sesiones especiales.

En la competición internacional, el más destacado,  » La rebelión de los pingüinos  » de Simón Bergman (Chile), se llevó dos premios (Premio de la prensa y Premio de las mediatecas). Cuenta la historia de un jóven durante el movimiento estudiantil que tuvo lugar, hace un par de años, en Santiago de Chile. La maestria de este corto consiste en que el director supo describir la actualidad en un tratamiento casi documental conectándola con el trayecto emocional de un joven chileno.
Otros buenos cortos se quedaron sin premios pero no sin mirar. No faltaron los aplausos por las películas  » El hombre feliz  » de Lucina Gil (España),  » Las olas de verano  » de César Talamantes (México) ó  » El castigo  » de Isábel Ayguavives (España).
Por otra parte, tres sesiones españolas fueron proyectadas durante la semana. Pudimos ver al polémico  » Salvador  » de Aldelatif Abdeselam Hamed, premiado este año en los Goya como Mejor corto de ficción.  » Traumatología  » de Daniel Sánchez Arévalo y  » Válido para un baile  » de Gaby Beneroso constituyeron otras buenas sorpresas de estas sesiones.
Tuvimos también la suerte de ver una sesión dedicada al cine argentino. Fue la ocasión de descubrir « Hoy no estoy « , la nueva obra de Gustavo Taretto, ganador del gran premio del festival en 2006 con el inolvidable (ó casi)  » Medianeras « .

Hace 30 años , el festival de cortometrajes de Clermont-Ferrand ha nacido de pie. Aquí se ven cortos de habla hispana, cortos de todas partes. Asi se revelaron, se revelan, y se revelarán talentos. Hasta las pingüinos lo saben.

 

Olivier Moran